Lettre de nouvelles – Juin 2016

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ASSOCIATION FRANCO-AMERICAINE

DE

DESCENDANTS HUGUENOTS

AFADH site : huguenots-connexions-afadh.com

Une mission de reconnexion et de bénédiction entre les descendants Huguenots de France et d’Amérique

 

Chers tous,

Si vous trouvez notre français difficile, c’est bon signe, cela prouve que nous nous approprions de plus en plus la langue américaine !!!

L’année dernière nous avions reçu un encouragement dans un temps de prière en Caroline du Sud. La personne qui priait pour nous a vu la carte des États-Unis avec des points lumineux qui s’allument au fur et à mesure de nos visites. Aujourd’hui, nous voyons de plus en plus ce réseau se mettre en place à travers toutes les rencontres que nous avons faites à Bâton Rouge, avec des groupes d’intercesseurs ; dans la région de la Nouvelle-Orléans et autour de Lafayette. Nous avons rencontré beaucoup de descendants français qui reçoivent notre vision avec enthousiasme ; et ceci dans différents lieux. C’est un grand encouragement que le Seigneur nous donne. C’est comme s’il nous disait : « continuez ! ».

Voici un aperçu non exhaustif de ce que nous avons vécu durant ces dernières semaines.

Le dimanche 8 mai, Philippe expose le projet américain à l’église New Life de Bâton Rouge. Jany apporte un témoignage en anglais et une courte méditation sur une des caractéristiques de foi des pères Huguenots : l’amour de la Parole de Dieu et l’obéissance à celle-ci.

Les personnes sont touchées par ce que nous apportons ; certains demandent la prière et nous sentons que Dieu veut grandement élargir sa bénédiction sur les descendants français. Il faut savoir que les Cajuns ont été méprisés pendant de nombreuses années en Louisiane ; mais aujourd’hui un mouvement de reconquête de leur dignité et de leur place ici en Louisiane prend de l’essor.

Le mardi suivant, nous sommes conduits par le pasteur Joël Willson à une réunion d’intercession pour la Louisiane et les États-Unis, près du Capitole. Nous retrouvons Todd et son épouse Sue qui sont les leaders de ce groupe. Nous avons connu Todd en juin 2013. Il nous présente à l’assemblée et nous pouvons distribuons quelques exemplaires du projet américain. Celui-ci est très bien accueilli. Un peu plus tard, Todd prie pour nous.

Todd, très ému, déclare qu’il est en accord avec nous et tellement reconnaissant au Seigneur que nous soyons là et il appelle la bénédiction sur cette vision, sur le pont spirituel et toute l’abondance de Dieu sur ce projet, sur notre vie, sur nos familles et amis en France. Il appelle aussi la restauration des héritages de foi et le réveil

A la fin de la rencontre, beaucoup de personnes viennent nous parler en nous disant qu’ils sont des descendants français. Une fois de plus, nous voyons qu’ils sont très nombreux en Louisiane et qu’il y a bien une mission auprès d’eux. Avant de se quitter, Todd et Sue nous invitent chez eux, à côté de Lafayette dans le pays Cajun, la semaine du 23 mai. C’est ce que nous ferons ; cette rencontre nous apportera beaucoup de joie et une profonde amitié entre nous.

Mardi 14 juin, nous participons à notre deuxième et dernière soirée d’intercession mensuelle pour le Gouvernement de Louisiane et les États-Unis. Nous sommes accueillis comme si nous étions présents depuis des années, alors que c’est la seconde fois que nous participons !

Des sujets de prières sont exposés par rapport au sociétal américain actuel et à l’attentat dans une boîte de nuit gay à Orlando (Floride) ce dimanche.

Dans ce moment de prière, Jany intervient en donnant la prière de Daniel 9 v. 17 à 19. Un peu plus tard, Philippe sent que c’est le moment de donner les versets reçus il y a 14 ans, face aux tours de La Rochelle : Néhémie 2 v. 17 et 18. Dans l’introduction au temps de prières, Todd avait parlé de la connexion spirituelle très forte qu’il avait ressenti entre nous et lui. A la suite de la lecture de Néhémie, Todd dit : « nous sommes en train de bâtir ». Philippe ressent très fort que l’on est devant la reconstruction des murailles spirituelles, mais cette fois-ci celles de Bâton Rouge et non plus celles de La Rochelle.

Dieu veut l’unité des chrétiens, et bien au-delà de la France et des États-Unis bien sûr. L’œuvre française va aussi se solidifier par la création de l’œuvre américaine qui est en train de se bâtir. A travers la visite du pasteur Darrell Morgan qui vient en France en juillet prochain, le Pont de Feu va être inauguré !

Ensuite, Jany propose un geste prophétique : sur un drapeau américain, elle pose sa Bible en proclamant l’autorité de la Parole de Dieu sur la Louisiane et les États-Unis. Tout le groupe (une vingtaine de personnes) participe activement à cette proclamation dont trois jeunes adultes qui représentent la nouvelle génération américaine. Un autre moment très fort : la responsable du ministère Aglow pour Bâton Rouge, Janice, remet à Jany en signe d’alliance son bracelet où est attaché un diamant sur un pendentif de La Louisiane. Ce n’est pas un objet de luxe mais un bracelet fantaisie. Mais le symbole est très fort car Dieu voit la Louisiane comme un diamant !

Le jour suivant, en début d’après-midi, nous nous retrouvons au sommet du Capitole avec Michael, Dennis et Cora et un autre couple d’intercesseurs pour prier et bénir la Louisiane.

Faits significatifs : à l’est, face à la France, Jany lit le Psaume 68.2-4. En effet, ce Psaume a inspiré le Cantique des victoires que les Huguenots chantaient lors de leurs rassemblements. Face au sud et face au grand pont sur le Mississippi, nous appelons le feu du réveil.

Face à l’Ouest, Philippe a l’idée de bénir le Mississippi qui est spirituellement l’épine dorsale des États-Unis. Il faut savoir qu’on se trouve également en face de la région de Lafayette et donc du pays Cajun. Jany a la pensée de proclamer la Parole de Dieu pour le peuple Cajun qui a été longtemps méprisé et souffre d’un sentiment d’abandon. La Parole lue est celle de Cantique des Cantiques 2.10-14 qui est une parole d’amour et d’appel à la guérison pour ces hommes et femmes descendants français.

A l’étage du Parlement, devant la Chambre des représentants, nous rencontrons plusieurs élus descendants français qui, en nous entendant parler le français, viennent très amicalement vers nous. Avec eux nous entamons une discussion durant laquelle ils nous parlent de la France et nous disent qu’ils sont heureux de nous voir. Une fois de plus, nous « aimantons » des descendants français ; ce qui ne s’était jamais passé les autres années !

Il y a quelque temps Jany a remarqué qu’une grande rue proche du centre de Bâton Rouge porte le nom de Reymond. Comme nous avons du temps, nous quittons le Capitole et nous nous rendons à la Bibliothèque Principale de Bâton Rouge située à Goodwood Blvd pour une recherche sur cette personne. Nous découvrons qu’il s’agit de Samuel Isaac Reymond, fils de David, né en Suisse et qui s’est marié avec une jeune femme de l’Indiana. Leur fils Samuel, né en 1863, est devenu un homme en vue, grand constructeur immobilier à Bâton Rouge au début du 20ème siècle. Il a aussi acheté Hundred Oaks Plantation. Prochainement nous voulons complémenter ces recherches.

Compte tenu des prénoms bibliques, nous pensons que ce sont des protestants suisses et peut-être descendants Huguenots !

Nos aventures en Louisiane seront bientôt terminées, car nous rentrons en France fin juin. Notre prochaine lettre de nouvelles donnera un bilan de ces trois mois passés à Bâton Rouge.

Philippe et Jany

Lettre de nouvelles – Juillet 2016

img0049Chers tous,

Nous sommes bien rentrés à La Rochelle et il est temps maintenant de vous donner les dernières nouvelles concernant nos trois mois passés en Louisiane.

Le jeudi 16 juin, nous organisons une soirée de partage et soutien à l’église New Life pour notre séjour en Louisiane. Une vingtaine de personnes sont présentes, qui représentent à la fois l’église et des groupes d’intercession.

Philippe explique qu’il y a trois sortes de Huguenots : ceux qui savent qu’ils sont descendants directs, ceux qui le pensent mais n’en ont pas la preuve, et ceux qui ne le sont pas. Mais il précise qu’aujourd’hui toute personne chrétienne évangélique est spirituellement rattachée à la Réforme protestante et donc spirituellement « descendant Huguenot » ; et ceci quel que soit son peuple ou son ethnie !

Le samedi suivant, nous avons une rencontre d’intercession avec le groupe Gate Keepers (les gardiens de la porte). Ce jour là est l’un des deux jours de la célébration de l’aigle américain qui, depuis 2007, n’est plus une espèce menacée (Bald Eagle Days).

Il y a deux caractéristiques importantes de l’aigle :

  • Il bat longtemps des ailes en rasant la surface (souvent de l’eau car il pêche de gros poissons) avant de prendre définitivement son envol vers le ciel. Ceci nous enseigne que nous devons nous tenir dans la prière, le jeûne, la recherche de Dieu avant d’avancer.
  • Quand il y a un gros orage, contrairement aux autres oiseaux qui fuient, l’aigle rentre dans le cœur de l’orage et se sert des courants ascendants pour s’élever au-dessus de l’orage. Ceci nous enseigne à ne pas reculer devant les difficultés mais les affronter ; ainsi le Seigneur, par le vent de son Esprit, nous élèvera au-dessus de nos difficultés.

Pour l’avancée prochaine de la mission, il faut savoir que les visas américains sont très difficiles à obtenir. Nous n’allons pas rentrer dans les détails administratifs mais, pour résumer notre situation, nous pouvons dire que pour avoir un visa de deux ans, il faut que nous puissions financer ces deux ans de vie sur place.

A l’heure actuelle, nous ne savons pas encore si nous devons retourner en 2017 en Louisiane. De toute façon, nous restons confiants dans le Seigneur pour rendre « l’impossible possible » car c’est Lui qui est le maître d’œuvre de tout cela.

Nous sommes reconnaissants au Seigneur pour tout ce qu’il a fait durant ce séjour et pour sa protection à tous les niveaux. A Lui soit la Gloire !

Philippe et Jany Reymond

Association Franco-Américaine de Descendants Huguenots

13 Juillet 2016

Comme le Père m’a envoyé …

«Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie». Jean 20.21

Parole éclatante de Jésus à ses disciples et pour nous aujourd’hui.

Parole que nous lisons dans le contexte du passage biblique de Jean 20 v. 19 à 23 : « Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnées ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

Cette parole de Jésus nous amène à poser la question : comment le Père a-t-il envoyé son Fils ?

Un seul mot résume et récapitule la réponse : par GRACE.

Jean 3 v. 16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » et Jean 1 v. 14 : « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.»

Le Père envoie le Fils par grâce, pour manifester la grâce.

La grâce c’est infiniment plus que : «Je suis pécheur ; Dieu ne peut voir le péché ; il envoie son Fils pour mourir à ma place et me donner ainsi la vie éternelle».

Ceci est énorme mais la grâce est bien plus que cela, en ce sens qu’elle n’est pas seulement une «réponse technique» au péché :

La grâce EST Dieu et Dieu EST grâce.

La grâce c’est l’infinité de Dieu, de son amour qui existe de toute éternité, avant la fondation du monde.

Quelques principaux synonymes du mot «grâce» : amabilité, beauté, douceur, délicatesse, gentillesse, faveur, bienveillance, bonté.

«Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie». Jésus nous envoie avec cette infinité de grâce. Une grâce à vivre dans notre relation avec le Père ; dans notre relation à nous-même et dans notre relation avec les autres.

I)      La grâce  est un lieu de sécurité

C’est la grâce de Dieu qui nous couvre et nous sommes en sécurité dans Son amour.

Dans cette sécurité, je suis connue de Dieu tel (telle) que je suis en réalité.

Parce qu’Il m’aime sans condition, je suis dans ce lieu de sécurité pour me découvrir, me mettre à nu devant lui et Jésus vient me revêtir.

La grâce est un endroit sûr où l’on peut se défaire de ses défenses et recevoir la protection de l’amour de Dieu.

Genèse 3 v. 21 : «L’Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peaux, et il les en revêtit».

En fait il s’agit d’un acte prophétique de la grâce.

Bien plus qu’une couverture de la nudité physique, Dieu vient couvrir le péché d’Adam et Ève de sa grâce.

Auparavant, ils s’étaient fabriqué une «auto-défense» avec des feuilles de figuier. Dieu vient leur donner Sa protection qui préfigure la couverture du sang de Christ.

Jésus nous envoie avec cette grâce-sécurité venant de lui, pour nous même et pour les autres.

Comment vivons-nous cette grâce ?

Posons-nous quelques questions :

– quelles sont les auto-défenses derrière lesquelles je me cache dans ma relation à Dieu ?

– quelles sont ces «feuilles de figuier» que j’ai fabriquées moi-même pour me cacher parce que j’ai peur du regard de Dieu, de mon propre regard et du regard des autres ?

– est-ce que je laisse à Dieu l’accès dans mon être profond pour m’amener plus loin dans la « grâce-sécurité » ?

– est-ce que je manifeste cette «grâce-sécurité» envers mes proches ou bien est-ce que mon comportement les enferme dans la crainte ?

II)     Ia grâce est un lieu de liberté

Galates 5 v. 1 : «  C’est pour la liberté que christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. »

Romains 8 v. 2 : « Or, nous savons que jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement »

Grâce à la croix, notre vie ne consiste plus à tenter plus ou moins bien de ne pas pécher, mais à mettre en pratique la «grâce-liberté». Jésus nous envoie LIBRE avec cette grâce-là.

En fait, avant la croix, Jésus a prononcé une parole d’envoi.

Dans  Jean 8 v.11 : «… Va et ne pèche plus» : Jésus envoie la femme adultère dans la «grâce-liberté». C’est la même chose pour nous aujourd’hui : Il nous délivre de nos péchés et nous envoie dans la liberté de sa grâce avec cette invitation à ne plus pécher.

Ce n’est pas une parole d’avertissement du genre : «je t’ai donné une chance, mais attention tu n’en auras pas une seconde, alors ne pèche plus». Non, ce n’est pas la pensée de Jésus.

Sa pensée est : «Je ne te condamne pas. Je ne suis pas celui qui te condamne. Je suis toujours celui qui te pardonne et te libère. Alors, tu peux aller dans cette «grâce-liberté» et tu n’es plus esclave du  péché à cause de moi et de ma Parole».

Libéré du pouvoir du péché, de son esclavage et de sa loi : c’est le cœur de l’Évangile.

«Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie». Jésus nous envoie avec cette «grâce-liberté».

Comment vivons-nous cela ?

Posons-nous quelques questions :

– est-ce que j’ai la fâcheuse tendance à mettre une limite à la «grâce-liberté» de Dieu envers moi-même ? Envers les autres ?

– qu’est-ce que Dieu me dit à propos de ces limites ?

– dans ma relation aux autres, est-ce que j’accorde à l’autre cet espace de «grâce-liberté», même si sa liberté vient me bousculer ?

– dans ma relation à moi-même, quelles sont les zones où je ne m’autorise pas à être libre ? Pourquoi ? Qu’en dit Jésus ?

III)   La grâce est un lieu de croissance

Tout enfant a besoin d’amour et de sécurité pour avoir une croissance normale.

Grandir c’est apprendre ; c’est penser, agir selon un modèle.

Cette expérience nous la vivons tous quand par exemple enfant, en voyant faire son père ou sa mère il fait les choses de la même façon ( bricolage, cuisine, etc.).

Sur terre, Jésus ne faisait que ce que le Père lui montrait :

Jean 5 v. 19 : «Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.»

et Jean 8 v. 28 : «Jésus leur dit donc : Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.»

Il amenait toujours le focus sur son Père, sur Ses plans, Ses pensées. Il n’agissait jamais en réaction aux situations ou à l’ennemi.

Il vivait pleinement de cette grâce-intimité avec Son Père.

Et c’est ainsi qu’Il nous envoie : avec la grâce de voir le Père, son cœur, son amour, ses plans (et non les nôtres ou ceux de l’ennemi) !

Cette grâce qui vient ôter la pression du «faire par nous-même» et du coup nous libère pour une croissance possible !

Comment vivons-nous cela ?

Posons-nous quelques questions :

  • dans quel(s) domaine(s) le modèle Jésus a besoin de m’enseigner en vue de grandir ?
  • où est-ce que j’ai besoin de la grâce pour me libérer de pression dans ma vie spirituelle ?
  • est-ce que je peux faire une liste de tout ce que je vois de la grâce de Dieu dans ma vie, qui me permettra de grandir dans la joie de Sa présence ?
  • est-ce que je peux faire la même liste de tout ce que je vois de la grâce de Dieu  dans la vie de mes proches ?

«Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie».

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Chercher premièrement le Royaume de Dieu

CHERCHEZ PREMIEREMENT LE ROYAUME DE DIEU

Voir documents Walter Dhur et Dennys Peacocke chez Jany-Enseignements

Il nous faut bien expliquer, et notamment à nos enfants, ce qu’est le Royaume de Dieu. En effet si l’on ne devient pas « esclave » consentant de Jésus, on est « esclave » non consentant du diable. Il n’y a pas de zone neutre où l’on pourrait se tenir par un non choix. Malheureusement beaucoup dans l’Eglise croient cela, ce qui est un mensonge de l’ennemi.

Il y a des conditions pour servir dans le Royaume de Dieu, et je ne parle pas ici seulement d’un ministère à plein temps. Ces conditions, il ne faut pas se leurrer, vont demander une grande remise en cause de nos objectifs de vie, de nos finances, de nos centres d’intérêt, finalement de tout ce qui fait notre vie

Alors aujourd’hui, comment servir premièrement le Royaume de Dieu ? C’est en mettant en pratique ce que l’on trouve dans les Ecritures que l’on y arrivera. C’est bien à nous de changer nos comportements et notre manière de vivre. C’est une décision personnelle que seul nous pouvons prendre.

I) Le problème : le royaume du monde.

Que dit la Bible par rapport à ce royaume du monde ? En Genèse 3 v 1 à 6, le diable demande aux deux premiers êtres humains soit de faire confiance à Dieu, soit de croire que peut-être Dieu est mauvais. Nous voyons ici le commencement de l’humanisme dans la phrase : «vous serez comme Dieu».

En Genèse 11, l’histoire continue avec la tour de Babel. Finalement tout au long de la Bible, on voit l’histoire de l’homme qui s’éloigne de Dieu et Dieu qui «lui court derrière» car il aime l’homme intensément et cela ira jusqu’à se donner lui-même dans le sacrifice de Jésus-Christ.

A la fin du XIXème siècle, le déisme a du succès. Il prétend qu’il y a un Dieu, qu’il y a un cosmos mais que les deux sont séparés.

Aujourd’hui, le postmodernisme prétend que Dieu est mort. Mais déclarer cela c’est aussi déclarer ensuite la mort de l’homme, car l’homme sans Dieu ne peut exister. La créature n’existe que par le créateur. On retrouve la culture de la mort de l’Egypte ancienne, alors que Dieu dit «je suis le Dieu de la vie» ; et c’est pour cela que nous devons être saints, c’est-à-dire séparés de la mort parce que Dieu est le Dieu de la vie.

Une dérive chrétienne est le gnosticisme évangélique qui signifie : Dieu est esprit. Il est intéressé par notre salut mais il n’est pas impliqué dans le monde. Cette fausse doctrine se soucie de la grâce, de la foi, de l’édification des chrétiens, mais pour elle Dieu n’est absolument pas impliqué dans la science, l’économie, la justice, le travail, etc. Autrement dit, c’est la réalité de la vie spirituelle du dimanche alors que le reste de la semaine est en dehors de Dieu. Attention à ce que cette pensée néfaste ne soit pas dans notre arrière-plan de lecture de la Bible.

Les conséquences de cette pensée déformée sont :

  • Le christianisme se trouve retiré dans une forme de piété personnelle. On ne s’engage pas envers le monde car le monde est une chose mauvaise, et l’on s’enferme dans notre ghetto.
  • Puisque le Royaume de Dieu ne fait pas une différence à l’heure actuelle, notre espérance n’est pas que la croix nous amène à un changement dès maintenant, mais seulement lorsque Jésus reviendra, et alors il changera le monde.
  • A noter aussi que l’existentialisme atteint son but ultime : le chrétien évangélique se demande «qu’est-ce que je peux obtenir de Dieu» au lieu de dire «qu’est-ce que je peux donner à Dieu».
  • En retirant Dieu du monde, en sous-entendant que Dieu laisse tomber le monde, alors on en conclut que le monde est sans Dieu et que Dieu ne s’y intéresse pas. Cette pensée n’est pas conforme à la pensée biblique.

II) La réponse : le royaume de Dieu.

Le Royaume de Dieu implique d’avoir une relation juste avec Dieu. La foi est un don que nous recevons avec des mains vides et si nous recevons ce don, alors nous développerons l’amour. La foi sans l’amour n’est rien, comme nous l’explique l’apôtre Paul notamment en Romains 13 et 1 Corinthiens 13.

Satan, quant à lui, veut nous impressionner par des forteresses de pensées pour annihiler notre foi. La question est de savoir qui nous voulons écouter : Dieu ou nos pensées influencées par l’ennemi ? La confiance est le fondement de la connaissance et c’est un long cheminement pour le renouvellement de l’intelligence.

Jésus-Christ est le dernier Adam. A travers lui, le Saint-Esprit amène le Royaume de Dieu dans une nouvelle dimension. Il est proche, on peut le saisir, il est à portée de main. En Matthieu 6 v 33, Jésus dit : «cherchez premièrement le Royaume», ce qui veut dire aimer Dieu avec tout ce que nous sommes. C’est dire Dieu, tu es dans les cieux, mais j’investis ma vie afin que tu puisses venir sur la planète terre. C’est le sens de la prière du Notre Père.

En conséquence, la foi que les chrétiens doivent mettre en action veut dire la capacité de saisir la sagesse, le conseil de Dieu pour nos difficultés et, à travers cela, être apte à amener une réponse pour ces difficultés. C’est recevoir une parole, l’incarner, la mettre en application. A travers la grâce et la foi, Dieu veut vivre en nous et à travers nous. Dans notre vie chrétienne, le degré de communion avec Dieu doit devenir de plus en plus profond, au fur et à mesure de notre vie. C’est indispensable !

Jésus devrait être Seigneur dans les 5 sphères d’autorité suivantes :

  • la vie personnelle
  • la famille
  • l’église
  • le travail
  • l’état

Ces 5 sphères devraient être l’une à côté de l’autre sous l’autorité de Dieu.

La profondeur du Royaume est que, aussi loin que le péché a été, la grâce va atteindre le pécheur et le ramener. L’objectif est d’amener le visible et l’invisible sous la domination de Christ.

Il y a trois conséquences pour nous, chrétiens, concernant notre maturité :

  • Nous grandissons dans la façon dont nous gérons les choses matérielles et spirituelles et nous sommes équipés pour résoudre des problèmes de plus en plus importants.
  • Les cieux veulent envahir littéralement la terre. Aujourd’hui, le Royaume de Dieu grandit dans la proportion où nous-mêmes nous nous soumettons à Lui et laissons le Saint-Esprit nous conduire. Il y a la dimension de l’obéissance.
  • Notre responsabilité dans ce monde est issue de notre vision de ce monde. Quand nous connaissons quelque chose, nous sommes responsables. Il n’y a pas de «petites gens» dans le Royaume de Dieu et le Seigneur recherche des fils et des filles qui veulent grandir. Soyons ces fils et ces filles que Dieu recherche !

La régénération de notre pays, donc la manifestation du Royaume de Dieu, passe par la régénération de notre cœur ; car Dieu cherche toujours la relation avec le cœur de l’homme. 1 Samuel 16 v 7 nous dit : «l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur». Dieu veut toucher notre cœur et la puissance de sa Parole va dans des endroits où des paroles ordinaires ne peuvent aller.

Si notre cœur est régénéré, nous allons penser, prier, agir pour les autres, pour notre entourage, notre famille, notre ville, notre pays. Une personne dont le cœur n’est pas régénéré ne sera tourné que vers elle-même.

Il est absolument nécessaire de comprendre cette régénération du cœur car Jésus est venu pour changer notre cœur. Cette régénération est un processus continuel car le mal réside dans le monde, et en nous.

Nous avons tous besoin de régénération car nous avons tous un cœur de pierre, ce qui n’a rien à voir avec notre tempérament. C’est l’œuvre du péché en nous.

Il nous faut garder notre cœur en ne laissant pas la mauvaise culture du XXIème siècle nous souiller et nous emprisonner dans son moule. C’est la culture du Royaume qui doit être celle que nous suivons.

III) Les dangers de la zone de confort

Voici deux exemples de zone de confort que les chrétiens peuvent vivre :

  • servir Dieu mais un tout petit peu
  • faire uniquement des choses habituelles.

Il y a un principe spirituel immuable : il n’y a rien dont nous ne pouvons nous emparer tout en restant dans le confort, car le confort empêche de croître.

Les serviteurs fructueux veulent sortir de cette zone de confort. Ils ont des exigences pour leur vie qui leur permettent d’avancer. Ils ne font pas des choses faciles, mais des choses nécessaires.

L’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 9 v 24-25 explique : «ne savez-vous pas que, sur un stade, tous les concurrents courent pour gagner et, cependant, un seul remporte le prix ? Vous donc, courez pour gagner. Tous les athlètes s’imposent une discipline sévère dans tous les domaines pour recevoir une couronne, qui pourtant sera bien vite fanée, alors que nous, nous aspirons à une couronne qui ne flétrira jamais».

Nous voyons bien ici que cela implique de sortir de notre zone de confort, car ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinence.

Il ne nous faut pas non plus négliger l’entraînement. Un disciple doit s’entraîner pour être un maître dans le sujet dans lequel il évolue, pour exemple l’apôtre Paul. Le fait que Jésus nous ait sauvé n’est pas suffisant, nous voulons devenir comme Lui. Nous sommes en chemin pour être transformés à son image. La question est de savoir quel est le niveau de communion que nous voulons avoir avec Jésus.

Selon la Bible, le salut n’est pas seulement l’idée d’être avec Jésus. La signification du salut c’est que nous nous conformions à la personne du Christ.

Le premier objectif du Saint-Esprit n’est pas de nous donner des dons mais de commencer un cheminement de transformation à travers nous. Le Saint-Esprit est un vecteur de transformation.

Le Saint-Esprit est l’Esprit de Dieu, il est celui qui nous entraîne personnellement. Il est avec nous toute la journée et même quand nous dormons. Il nous parle en permanence et parfois il n’est pas très agréable.

En Jean 8 v 32, Jésus dit : «si vous vivez dans ma Parole, vous êtes mes disciples». Comment vivre dans la Parole ? Notre entraîneur, notre coach, le Saint-Esprit, nous entraîne selon la maturité de notre vie de prière et le niveau de compréhension.

Un disciple fait des exercices chaque jour. Le Saint-Esprit, notre entraîneur, va réguler notre formation journalière. Il sait quand il va s’occuper de telle ou telle question dans notre vie. Dieu veut avoir assez d’accès dans notre vie pour que nous lui fassions confiance dans cette formation.

Le projet de Dieu est : «je vous aime suffisamment pour vous former». Il y a une formation, un entraînement, et on ne peut pas devenir champion sans nous entraîner. Parfois l’entraîneur semble dur car il reprend le sportif, mais quand il y a la victoire, le champion remercie toujours en premier son entraîneur.

De toute façon, sachons que la chair va toujours chercher des excuses pour ne rien faire de plus. Il nous faut donc la contrôler.

Nous pouvons nous poser cette question : est-ce que dans ma vie il y a des zones de confort qui refusent cet entraînement par le Saint-Esprit dans notre vie ?

En conclusion, nous voyons que si notre cœur est de plus en plus tourné vers Dieu, il sera aussi plus tourné vers le Royaume de Dieu. Donc par réaction, ce monde nous attirera moins et l’on pensera moins à le réformer pour notre confort, mais plus à l’ensemencer par la Parole de Dieu.

En effet le monde regarde l’Eglise et malheureusement il peut nous voir comme des personnes n’ayant que des théories. Le monde nous dit : «montrez-moi votre mariage, votre famille, vos enfants, vos finances, etc… je n’ai rien à faire de vos versets bibliques et de vos théories».

Appliquons dans notre vie tout ce que nous venons de voir, et le monde changera !

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