Comme le Père m’a envoyé …

«Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie». Jean 20.21

Parole éclatante de Jésus à ses disciples et pour nous aujourd’hui.

Parole que nous lisons dans le contexte du passage biblique de Jean 20 v. 19 à 23 : « Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnées ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

Cette parole de Jésus nous amène à poser la question : comment le Père a-t-il envoyé son Fils ?

Un seul mot résume et récapitule la réponse : par GRACE.

Jean 3 v. 16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » et Jean 1 v. 14 : « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.»

Le Père envoie le Fils par grâce, pour manifester la grâce.

La grâce c’est infiniment plus que : «Je suis pécheur ; Dieu ne peut voir le péché ; il envoie son Fils pour mourir à ma place et me donner ainsi la vie éternelle».

Ceci est énorme mais la grâce est bien plus que cela, en ce sens qu’elle n’est pas seulement une «réponse technique» au péché :

La grâce EST Dieu et Dieu EST grâce.

La grâce c’est l’infinité de Dieu, de son amour qui existe de toute éternité, avant la fondation du monde.

Quelques principaux synonymes du mot «grâce» : amabilité, beauté, douceur, délicatesse, gentillesse, faveur, bienveillance, bonté.

«Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie». Jésus nous envoie avec cette infinité de grâce. Une grâce à vivre dans notre relation avec le Père ; dans notre relation à nous-même et dans notre relation avec les autres.

I)      La grâce  est un lieu de sécurité

C’est la grâce de Dieu qui nous couvre et nous sommes en sécurité dans Son amour.

Dans cette sécurité, je suis connue de Dieu tel (telle) que je suis en réalité.

Parce qu’Il m’aime sans condition, je suis dans ce lieu de sécurité pour me découvrir, me mettre à nu devant lui et Jésus vient me revêtir.

La grâce est un endroit sûr où l’on peut se défaire de ses défenses et recevoir la protection de l’amour de Dieu.

Genèse 3 v. 21 : «L’Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peaux, et il les en revêtit».

En fait il s’agit d’un acte prophétique de la grâce.

Bien plus qu’une couverture de la nudité physique, Dieu vient couvrir le péché d’Adam et Ève de sa grâce.

Auparavant, ils s’étaient fabriqué une «auto-défense» avec des feuilles de figuier. Dieu vient leur donner Sa protection qui préfigure la couverture du sang de Christ.

Jésus nous envoie avec cette grâce-sécurité venant de lui, pour nous même et pour les autres.

Comment vivons-nous cette grâce ?

Posons-nous quelques questions :

– quelles sont les auto-défenses derrière lesquelles je me cache dans ma relation à Dieu ?

– quelles sont ces «feuilles de figuier» que j’ai fabriquées moi-même pour me cacher parce que j’ai peur du regard de Dieu, de mon propre regard et du regard des autres ?

– est-ce que je laisse à Dieu l’accès dans mon être profond pour m’amener plus loin dans la « grâce-sécurité » ?

– est-ce que je manifeste cette «grâce-sécurité» envers mes proches ou bien est-ce que mon comportement les enferme dans la crainte ?

II)     Ia grâce est un lieu de liberté

Galates 5 v. 1 : «  C’est pour la liberté que christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. »

Romains 8 v. 2 : « Or, nous savons que jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement »

Grâce à la croix, notre vie ne consiste plus à tenter plus ou moins bien de ne pas pécher, mais à mettre en pratique la «grâce-liberté». Jésus nous envoie LIBRE avec cette grâce-là.

En fait, avant la croix, Jésus a prononcé une parole d’envoi.

Dans  Jean 8 v.11 : «… Va et ne pèche plus» : Jésus envoie la femme adultère dans la «grâce-liberté». C’est la même chose pour nous aujourd’hui : Il nous délivre de nos péchés et nous envoie dans la liberté de sa grâce avec cette invitation à ne plus pécher.

Ce n’est pas une parole d’avertissement du genre : «je t’ai donné une chance, mais attention tu n’en auras pas une seconde, alors ne pèche plus». Non, ce n’est pas la pensée de Jésus.

Sa pensée est : «Je ne te condamne pas. Je ne suis pas celui qui te condamne. Je suis toujours celui qui te pardonne et te libère. Alors, tu peux aller dans cette «grâce-liberté» et tu n’es plus esclave du  péché à cause de moi et de ma Parole».

Libéré du pouvoir du péché, de son esclavage et de sa loi : c’est le cœur de l’Évangile.

«Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie». Jésus nous envoie avec cette «grâce-liberté».

Comment vivons-nous cela ?

Posons-nous quelques questions :

– est-ce que j’ai la fâcheuse tendance à mettre une limite à la «grâce-liberté» de Dieu envers moi-même ? Envers les autres ?

– qu’est-ce que Dieu me dit à propos de ces limites ?

– dans ma relation aux autres, est-ce que j’accorde à l’autre cet espace de «grâce-liberté», même si sa liberté vient me bousculer ?

– dans ma relation à moi-même, quelles sont les zones où je ne m’autorise pas à être libre ? Pourquoi ? Qu’en dit Jésus ?

III)   La grâce est un lieu de croissance

Tout enfant a besoin d’amour et de sécurité pour avoir une croissance normale.

Grandir c’est apprendre ; c’est penser, agir selon un modèle.

Cette expérience nous la vivons tous quand par exemple enfant, en voyant faire son père ou sa mère il fait les choses de la même façon ( bricolage, cuisine, etc.).

Sur terre, Jésus ne faisait que ce que le Père lui montrait :

Jean 5 v. 19 : «Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.»

et Jean 8 v. 28 : «Jésus leur dit donc : Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.»

Il amenait toujours le focus sur son Père, sur Ses plans, Ses pensées. Il n’agissait jamais en réaction aux situations ou à l’ennemi.

Il vivait pleinement de cette grâce-intimité avec Son Père.

Et c’est ainsi qu’Il nous envoie : avec la grâce de voir le Père, son cœur, son amour, ses plans (et non les nôtres ou ceux de l’ennemi) !

Cette grâce qui vient ôter la pression du «faire par nous-même» et du coup nous libère pour une croissance possible !

Comment vivons-nous cela ?

Posons-nous quelques questions :

  • dans quel(s) domaine(s) le modèle Jésus a besoin de m’enseigner en vue de grandir ?
  • où est-ce que j’ai besoin de la grâce pour me libérer de pression dans ma vie spirituelle ?
  • est-ce que je peux faire une liste de tout ce que je vois de la grâce de Dieu dans ma vie, qui me permettra de grandir dans la joie de Sa présence ?
  • est-ce que je peux faire la même liste de tout ce que je vois de la grâce de Dieu  dans la vie de mes proches ?

«Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie».

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